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Début de grossesse : comment ne plus avoir peur de la fausse-couche !

Fausse-couche-blog
22 Juin 2019

Début de grossesse : comment ne plus avoir peur de la fausse-couche !

Par Maïtie Trélaün dans Web-conférences

La peur de la fausse couche obscurcit bien souvent les premiers mois de grossesse. Que faire ? Bien des femmes choisissent de ne pas s’attacher à ce nouvel être tant qu’il n’est pas « bien accroché » afin de ne pas souffrir s’il venait à partir. Que se passerait-il si, au contraire, elles créaient un lien profond dès le début ?

Cette web-conférence est la 4ème du cycle « les Comment de la maternité » que je propose tout au long de l’année 2019 (une conférence chaque dernier mardi du mois).

Tous les Live sont gratuits et vous permettent de me poser vos questions et d’avoir mes réponses en direct !

Début de grossesse : comment ne plus avoir peur de la fausse-couche !
ou Comment être en lien avec mon bébé dès le début de la grossesse

mardi 16 juillet à 21 h (heure de Paris)

>> Je participe au Live gratuitement

 

Dans cette  web-conférence, j’aborde le délicat sujet de la fausse-couche et surtout de la peur qu’elle génère. En tant que sage-femme, j’ai beaucoup accompagné la Vie tout en étant régulièrement confrontée au deuil, à la mort prématurée, à l’absence, à l’attente.

Ne pas s’attacher de peur de perdre

Lorsque je les questionnais sur le lien à leur bébé, combien de fois ai-je entendu les femmes me répondre : « Oh ! Je préfère ne pas y penser tant que les 3 premiers mois ne sont pas passés ! ». Et lorsque je leur en demandais la raison, c’était toujours pour ne pas souffrir au cas où elles feraient une fausse-couche. Cette attitude m’a toujours surprise. C’était pour moi comme si, de peur que l’on me brûle, je choisissais de me jeter dans le feu. Pensez-vous vraiment qu’il suffirait de faire comme s’il n’était pas là pour ne pas souffrir de la perte de votre enfant ? C’est juste mettre un leurre pour faire croire que tout est lisse… Qu’est-ce que cela vous fait quand vous vivez avec quelqu’un qui fait comme si vous n’existiez pas ?

Je me souviens d’une scène avec mon fils qui venait d’avoir son permis. Il me tendit la main pour avoir les clés de ma voiture afin d’aller voir ses grands-parents qui habitaient à 80 kilomètres de là. La peur de l’accident est montée en moi, accident pouvant être mortel. Et très rapidement, j’ai senti mon impuissance face à cela. Et en même temps je débordais d’amour pour cet être que j’avais mis au monde et que j’avais aimé pendant 18 années quelle que soit la manière dont je l’avais exprimé. Personne ne pourrait m’enlever cette richesse, pas même la mort. Il est évident que si cela advenait, je serais percutée en plein cœur… mais j’aurai la joie de l’avoir aimé.

N’en serait-il pas de même pour la fausse-couche ?

Lorsque je m’ouvre à la Vie, je m’expose à la mort

La Vie, la mort, la conception échappent à mon contrôle.

La Vie n’est pas incompatible avec la mort puisqu’elle n’est pas son opposé. En effet, la naissance s’oppose à la mort ; l’une et l’autre font partie de la Vie. Elles bornent notre incarnation, chacune à une extrémité, se laissant traverser par la Vie qui est bien plus vaste.

Lorsque je souhaite accueillir un enfant dans ma Vie, je pense qu’en toute logique je mourrai avant lui. Pourtant, rien ne peut l’affirmer. La mort peut surprendre à tout moment, même parfois sans prévenir.
En lui ouvrant mon ventre, mon cœur, mes bras, suis-je prête à l’accompagner… même s’il meurt ?

Un lien au-delà de toute forme

Le lien mère-enfant (comme le lien père-enfant) est unique. Quel que soit ce qui vous arrive et ce que vous avez vécu, vous n’avez qu’une seule mère et qu’un seul père biologiques. Qu’ils vous aient aimés, abandonnés, rejetés, reniés n’y change rien. Ce lien perdure et demeure éternellement au-delà de toute forme donc même au-delà de la mort.
Personne ne peut couper ce lien. Par contre, de mon côté, je peux fermer l’accès à ce lien C’est comme si je fermais une porte dans mon cœur.
Nous avons tous étaient amenés à le faire plus ou moins tôt, plus ou moins profondément, plus ou moins longtemps dans l’espoir de ne plus souffrir. Mais ce n’est qu’une illusion et notre quotidien nous amène régulièrement à butter sur cette porte close car la Vie ne supporte pas qu’on crée des barricades.

Si vous laisser venir le souvenir de quelqu’un que vous avez aimé, une vague d’émotion vous envahit. Ce n’est que dans un second temps que vous pouvez vous en couper en vous connectant au manque éventuel dû à l’absence. Rester en lien avec le souvenir heureux ou vous accrocher au manque est un choix qui vous appartient et dont vous seul avez la responsabilité.
En revanche, si vous ne vous êtes pas autorisé à aimer de peur de perdre, il sera beaucoup plus difficile voire impossible de faire revenir un souvenir heureux : vous ne l’avez pas vécu donc ce n’est pas mémorisé dans vos cellules. Resteront peut-être des regrets… Comment les gèrerez-vous ?

C’est pour cela, entre autre, que j’encourage les femmes à créer un lien avec leur bébé dès la conception même s’il risque d’y avoir une fausse-couche et ce, d’autant plus, si elle en a déjà vécu une.

La chambre d’hôte et le F1

Je pose souvent la question aux femmes enceintes que j’accompagne :
« Imagine que tu partes en vacances pour un séjour de plusieurs semaines dans le même établissement. Est-ce que tu préfères être logée dans un F1 ou dans une chambre d’hôtes avec jardin, accueil chaleureux… ? Qu’est-ce qui te donne le plus envie de prolonger ton séjour ? »

Je compare le F1 avec une mère qui porte son enfant sans aller dans le lien. Lorsqu’elle y va et qu’elle s’autorise à l’aimer pleinement, cela devient une chambre d’hôte. La chambre d’hôte optimise l’implantation de l’œuf donc la viabilité de la grossesse et limite le risque de fausse-couche simplement parce qu’il fait bon vivre dans un chambre d’hôte accueillante, on a envie d’y rester. Elle est chaleureuse, pleine d’Ocytocine, cette hormone d’amour, de Vie : l’enfant est très réceptif à gourmand de cette Ocytocine. Comment pouvez-vous être une chambre d’hôte pour votre enfant ?

Aller au-delà de la peur

J’ai envie de vous partager ma manière de voir la Vie au-travers de ces épreuves et au-delà de ces peurs qui nous enferment.

  • Que vous ayez peur de la fausse-couche ou simplement de la mort,
  • Que vous ayez vécu une ou plusieurs fausses-couches
  • Que vous accompagniez des femmes dans ces passages délicats de la Vie
  • Que votre compagne vive un tel évènement

Serez-vous au rendez-vous ?

Début de grossesse : comment ne plus avoir peur de la fausse-couche

Dans cette web-conférence :

  • J’aborderai des questions délicates telles que la Vie, la Mort, l’absence, le manque… et après ?
  • Je vous partagerai mon expérience de mère, de sage-femme, de fille sur la question
  • Je vous proposerai :
    • des moyens pour ne plus vous laisser embarquer par vos peurs
    • des outils pour vous libérer des mémoires de fausses-couches qui vous hantent
    • des astuces pour rentrer en lien avec votre bébé dès la conception


Modalités pratiques

Cette web-conférence a eu lieu en Live le mardi 16 juillet 2019 à 21h (heure de Paris).

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Pour aller plus loin

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