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Les 40 jours après la naissance : si j’avais su comment faire !

08 Nov 2019

Les 40 jours après la naissance : si j’avais su comment faire !

Par Maïtie Trélaün dans Web-conférences

Autant la femme a mis neuf mois pour ouvrir son corps à son bébé, autant il lui faudra 40 jours pour le refermer. Le respect de cette période de transition est capital pour prévenir, entre autres, les dépressions et les dégradations du périnée. Pourtant, rien, dans notre société, n’invite la femme à s’écouter, à accueillir sa vulnérabilité et à ne pas passer en force.

 

Dans de nombreuses traditions, les femmes prennent soin de la mère durant 40 jours après l’accouchement. Même en France, la femme devait rester couchée jusqu’au jour des relevailles (jour où elle pouvait enfin mettre un pied à terre). La peur de la fusion et la survenue des phlébites liées à l’immobilité ont mis fin à cette tradition supprimant ainsi le temps repos salvateur pour la femme durant cette période de grande vulnérabilité. Parallèlement le nombre de problèmes de périnée à la ménopause va crescendo. Comment respecter aujourd’hui ce temps de grande vulnérabilité ?

C’est la question à laquelle je vais répondre durant cette web-conférence.

C’est la 11ème du cycle des « Comment de la maternité » qui s’égrènent au fil des mois de l’année 2019 (une conférence chaque dernier mardi du mois sauf en décembre).

Tous les Live sont gratuits et vous permettent de me poser vos questions et d’avoir mes réponses en direct !

Les 40 jours après la naissance : si j’avais su comment faire !
ou Comment respecter ce temps de grande vulnérabilité

Mardi 26 novembre à 21 h (heure de Paris)

>>> Je m’inscris à la web-conférence

 

Je suis une femme forte

Je suis rentrée à la maison 2 heures après la naissance de mon fils (mon premier enfant). A peine arrivée, il dormait, donc j’ai préparé la soupe pour tout le monde à savoir mon ex-mari et la sage-femme qui m’accompagnait. C’était normal pour moi… Tout c’était bien passé même si cela avait duré plus de 24 heures, et j’étais en forme.

J’ai accouché à la maison pour ma fille (deuxième et dernière née). Sa naissance fut tellement rapide que mon sacrum s’est vrillé. Malgré une séance d’ostéo, je ne pouvais pas ou presque m’asseoir. Je suis donc restée majoritairement debout, c’est logique ! Il ne m’était même pas venu à l’esprit que je pouvais rester couchée. Je n’étais pas malade et, dans ma lignée de femmes, on ne se couche pas. Nous sommes des femmes fortes.

Ce n’est que bien plus tard que j’ai découvert que durant cette période qui suit la naissance, la femme est dans une telle vulnérabilité que rien n’est fait pour la porter. On devrait prendre soin d’elle comme c’est le cas dans de nombreuses traditions, afin qu’elle se referme et garantisse ainsi son capital santé et prépare une ménopause sereine.

30 ans plus tard,

  • L’énergie me lâche dans mes pieds, mes jambes, mon bassin
  • Je perds mon ancrage et mon équilibre
  • Mon nerf vague (le plus long du corps qui gère tout les organes et le système parasympathique) est déficient rendant difficile la récupération, la détente, la défense immunitaire…

Si j’avais su… j’aurais appris à accueillir ma vulnérabilité comme un signe de respect de moi-même (donc d’estime de moi) et non comme une faiblesse. Je me serais écoutée durant cette période de transformation profonde. Cela aurait changé tant de choses.

Ce que je traverse aujourd’hui n’est pas uniquement lié au fait que je n’ai pas respecté la période de vulnérabilité des 40 jours après l’accouchement, mais cela y a fortement contribué.

Et vous, comment et jusqu’où accueillez-vous votre vulnérabilité ? Vous respectez-vous vraiment ?

De la chenille au papillon : le temps de la chrysalide

Après l’accouchement, qui a poussé la femme à s’ouvrir au maximum, existe une période de sas entre l’avant et l’après : la vie d’avant et la vie d’après, le corps d’avant et le corps d’après, le rythme d’avant et le rythme d’après…

Je compare le temps de la gestation à une période chrysalide : tout change pour la femme, les repères disparaissent, les formes évoluent… Cela s’apparente à la transformation de la chenille en chrysalide.

Lorsque la chrysalide éclot et que le papillon naît, il se trouve dans une grande vulnérabilité car ses ailes se sont pas dépliées. Il lui faut donc rester statique le temps qu’il les déploie et qu’elles sèches. Il se trouve à la merci de ses prédateurs. La femme se trouve dans le même état durant les 40 jours qui suivent l’accouchement : ses muscles n’ont pas le tonus pour supporter les positions verticales, son cerveau gauche rationnel est inopérant… Tout la pousse à se reposer pour se reconstruire.

Si la femme ne se respecte pas, elle passe en force et fragilise son corps dont son périnée entraînant des incontinences urinaires, prolapsus qui parfois n’apparaissent qu’à la ménopause.

De la peur de la fusion à la dépression

Beaucoup de femmes ont peur de la fusion avec leur bébé. Elles ne sont pas prêtes à lui offrir leur présence à 100%. Plus elles en retiennent, plus le bébé leur en réclame. La fatigue s’infiltre jusqu’à l’épuisement ouvrant une brèche  dans laquelle la dépression s’installe avec sentiment d’échec, d’incapacité. Les répercussions sur la mère comme sur l’entourage (le bébé, le père, le couple, les aînés…) sont lourdes et restent gravées au fer rouge dans les mémoires.

Ce temps de vulnérabilité après naissance permet que la mère et l’enfant fassent connaissance. Il appelle la femme à observer son tout juste né pour comprendre soin langage et répondre à ses besoins avec justesse. Si sa mère n’est pas disponible et à son écoute, le bébé va apprendre à pleurer pour se faire entendre, il va perdre confiance en sa mère (elle ne le comprend pas) et même en lui (il ne sait pas se faire comprendre).

Le bébé a besoin que sa mère soit disponible à lui à 100%, donc pas uniquement physiquement mais également mentalement et émotionnellement. Il va ainsi pouvoir se « remplir » auprès d’elle, apprendre le monde tout en étant en sécurité dans ses bras… Et lorsqu’il est plein, il se détache comme un fruit bien mûr. Il est prêt à partir à l’aventure dans le monde. Lorsque sa mère n’est pas disponible (ce qui est la majorité des mères), il va chercher toute sa vie cette fusion pour pouvoir avoir confiance en lui.

Les 40 jours après la naissance : si j’avais su comment faire !

Au cours de cette web-conférence je proposerai :

  • Une connaissance de cette période des 40 jours
  • Une découverte des coutumes d’autres traditions
  • Des clés pour vous organiser afin de pouvoir respecter cette période
  • Des moyens pour dépasser la peur de la fusion afin de vivre pleinement ce temps si intime avec votre bébé
  • Des outils pour ne pas passer en force

 

Modalités pratiques

Cette web-conférence aura lieu le mardi 26 novembre 2019 à 21h (heure de Paris). Vous pouvez y participer gratuitement en étant présent au Live.

Pourquoi être présent au Live ?

  • Vous êtes en présence directe avec moi et vous pouvez me poser vos questions, me partager vos réflexions, avoir mes réponses
  • Vous m’apportez votre soutien car votre simple présence me procure de la joie
  • Vous contribuez à la dynamique des échanges, même si vous n’y participez pas
  • Vous bénéficiez directement de l’énergie véhiculée par ces évènements
  • Vous intégrez un groupe chaleureux le temps de la web-conférence
  • Vous me donnez envie de continuer de faire exister ces moments « Live » que je trouve précieux

Je saisis l’opportunité de participer au Live gratuitement

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Si vous ne pouvez pas être là …

La rediffusion sera disponible dans les 48h qui suivent l’évènement. Vous pourrez vous la procurer pour en bénéficier à tout moment et la regarder quand il vous plait.

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