Un blog dédié à la naissance

Dignity, the New Birth ou naître dans la verticalité de l’Être

DIgnity
03 Juil 2017

Dignity, the New Birth ou naître dans la verticalité de l’Être

Par Maïtie Trélaün dans Écrits

Dignity, the New Birth est un concept novateur qui apporte des lettres de noblesse à la naissance du Petit d’Homme. Cela vous amène à être à votre place (quelle qu’elle soit) avec justesse afin de contribuer et soutenir une naissance simple et joyeuse. Nos enfants à venir seront alors accueillis dans la vie avec toute la dignité qui leur est due en tant que bâtisseurs du monde de demain.

 

Le monde de la naissance vit une période de changements avec des tiraillements entre ceux qui s’accrochent à l’ancien, ceux qui portent le nouveau, ceux qui croient en la technologie, ceux qui la réfutent, ceux qui cherchent à contrôler pour sécuriser et ceux qui font confiance au système du Vivant…

 

Ces enfants qui bousculent nos croyances

La science parvient à des espaces que d’autres appellent spiritualité ; le rationnel devient trop étriqué et ouvre des questions sur l’irrationnel ; les enfants qui naissent aujourd’hui  mettent à mal les systèmes éducatifs ; les croyances individuelles, familiales, culturelles, institutionnelles et sociétales volent en éclat. La perte des repères nous plongent dans un inconnu où la confiance devient un atout vital. Nos enfants ne font ni concessions, ni sacrifices dans leur vie : quel monde créent-ils ?

Nous sommes aussi dans une période où la technologie est à la pointe. Elle libère l’homme d’une grande part des tâches matérielles et laborieuses, le rendant disponible pour autre chose.

Une grande partie de l’humanité n’a plus à se défendre pour survivre et peut dès lors se consacrer à son évolution personnelle, privilégiant une qualité d’être et non une quantité de « faire ».

Le niveau de conscience de l’humanité dans sa globalité s’élève.

C’est comme si tout concordait pour amener l’être humain à se redresser de toute sa puissance d’Homme ou de Femme, à être lui-même dans toute sa singularité, sa sensibilité et sa dignité. Comment serait la naissance, si elle était soutenue par de tels Êtres qu’ils soient père, mère, sage-femme, accompagnante, médecin ou autre ?

De quoi a-t-on besoin pour que cela devienne réalité ? C’est en réponse à cette question que j’ai créé le concept « Dignity ».

La naissance de Dignity

Fille de la terre comme on dit, j’ai grandi au rythme des semailles et des récoltes. J’ai grandi bien campée sur mes petites jambes, un peu sauvageonne tellement j’appréciais d’être solitaire. J’ai toujours eu une foi inébranlable dans la puissance du corps humain et la justesse de ce que j’appelais « les chemins du Vivant », d’autres diraient la biologie.  Or, cela dépasse le cadre de la biologie puisque ça touche la physique et ce qui anime tout le processus. Aujourd’hui, cela porte le nom de physiologie.

La physiologie ou « les chemins du Vivant »

Les chemins du Vivant ouvrent des voies très profondes,  communes à chaque grande catégorie d’organisme vivant. Et l’humanité dans sa totalité représente une seule catégorie.

Si je considère ces chemins du Vivant avec un œil scientifique, je parle alors de processus physiologiques qui sont un enchaînement d’actions et d’interactions souvent inconscientes et incontrôlables qui gèrent notre adaptation à notre environnement. Cela modifie tant le physique, que le biologique, que la mécanique…

Si je considère ces chemins du Vivant avec mon œil de petite fille, c’est ce qui porte la simplicité, la fluidité, la joie espiègle, la spontanéité et la puissance de la Vie. C’est ce qui me fait m’émerveiller devant une fleur qui pousse son bourgeon et ouvre ses pétales.

Cette voie du vivant n’est pas pour autant une porte ouverte vers le « n’importe quoi » ou tout laisser faire sous prétexte que c’est naturel. Nous connaissons bien des catastrophes naturelles qui prouvent que l’expression populaire « la nature fait bien les choses » n’est ni fondée ni fiable. Ces chemins du Vivant sont à la fois étonnamment puissants lorsque rien ne les perturbent et extrêmement délicats dès que quelque chose interfère. Ils invitent à une grande justesse.

Quand j’étais petite fille, je parlais de ma rivière, celle qui coulait à l’intérieur de moi et qui me faisait rire, courir, chanter, jouer et m’émerveiller. Je savais que chacun avait la sienne ; en revanche, je ne comprenais pas pourquoi personne ou presque ne jouait avec. Certains même étaient tristes de l’avoir perdue, alors qu’elle coulait librement à l’intérieur d’eux. C’est ce qu’ils se racontaient qui leur en barrait plus ou moins l’accès alors que rien n’en obstruait le cours. Pour la petite fille que j’étais, rien ne pouvait arrêter la vie, pas même la mort.

J’ai toujours adoré nager dans les rivières et jouer avec le courant. C’est comme dans ma vie quotidienne :

  • Je peux faire corps avec et ajouter ma puissance à la sienne ;
  • Je peux me laisser emporter, balloter, bousculer au risque de me blesser ;
  • Je peux aller à l’encontre et remonter le courant, jusqu’à l’épuisement ;
  • En revanche, je ne peux pas ouvrir ma trace et emmener la rivière avec moi, même si je fais tout pour y parvenir.

J’ai eu envie d’amener les femmes à trouver leur rivière intérieure pour mettre au monde simplement leurs enfants. Et je n’avais que 11 ans !

Sage-femme ocytocique

Lorsque je suis devenue sage-femme, il était clair pour moi que, si la femme accédait à cette rivière, la naissance serait simple. Je sentais que c’était la clé de sa sécurité et de celle de son enfant.

Mais, cela ne me suffisait pas, j’avais besoin d’avoir des preuves, des explications rationnelles. C’est ce qui m’a poussé dans les études scientifiques à la recherche du processus de la physiologie. J’ai mis des années à en rassembler tous les rouages en cohérence avec mes observations cliniques. Je l’ai présenté au CNSF en 2006 et publié en 2008 dans mon livre « J’accouche bientôt : que faire de la douleur ? ». Je suis alors devenue une spécialiste de la physiologie.

J’ai pris conscience que, depuis mes premiers pas de sage-femme, lorsque je prenais mes gardes de nuit, les médecins savaient qu’ils allaient pouvoir dormir tranquillement car j’avais la réputation d’attirer l’eutocie.

Les femmes appréciaient ma présence qui apportait du calme et leur permettait de lâcher prise. Bien des situations complexes se dénouaient sans que les médecins comprennent par où je passais.

C’est ce qui m’a permis de comprendre que l’essentiel résidait dans ma manière d’être présente. Cette qualité de présence influençait ce que je faisais. C’était très difficile pour moi de faire des choses qui n’avaient aucun sens à mes yeux. C’était incohérent !

Même si ma curiosité m’a amenée à suivre de nombreuses formations, je n’ai jamais pu rentrer dans le cadre de la moindre méthode. J’avais besoin de revenir à l’essentiel, à des choses simples et puissantes que l’on pouvait intégrer concrètement dans ce que l’on vivait.

Je revenais sans cesse à ma base : comment permettre que la naissance soit simple ?

Plus j’ai appris, moins j’ai agis.  J’ai affiné ma vigilance et ma co-naissance de ce passage de la vie, j’ai aiguisé ma lecture du comportement des femmes qui accouchaient pour déterminer avec de plus en plus de justesse ce qui était « physiologie » et ce qui ne l’était plus même si tout se passait bien.

J’ai constaté que plus je cultivais ma qualité de présence, plus cela favorisait la sécrétion d’Ocytocine et donc plus les choses s’apaisaient et se simplifiaient. C’est ainsi que j’ai créé le concept de « l’attitude ocytocique » (qui favorise la sécrétion d’ocytocine) pour être une sage-femme ocytocique.

Ils arrivaient en mendiant et repartaient en roi

« La rivière de la Vie » m’a emportée loin du monde de la naissance pour me plonger dans l’étude de l’être humain et de ses processus de résistance. Riche de la connaissance de la physiologie de la naissance, j’ai accompagné des centaines de femmes et des dizaines d’hommes à se mettre au monde au travers de leurs résistances. C’était à chaque fois une réelle naissance car ils repartaient transformés dans leur corps, leur cœur, leur être et, de fait, leur quotidien s’améliorait.

C’est comme s’ils arrivaient en mendiant, quémandant un secours, une aide, une main et qu’ils repartaient en Roi ou Reine dotés d’une belle autorité noble, d’une disponibilité intérieure et d’une étonnante confiance. C’est comme si en plongeant dans ce qui les terrifiait, ils trouvaient leur dignité.

Dignity était née et j’en étais porteuse ! Il me restait à trouver les chemins pour la mettre au monde.

Le concept Dignity, the New Birth

Le choix d’un nom

Et pourquoi pas « Dignité » ?

Au risque de faire bondir les québécois, je choisis l’anglais pour nommer ce concept. Il naît en même temps que mon ouverture professionnelle au monde anglophone. De plus, « Dignity » impulse l’ouverture de mes ailes et soutient mon envol comme s’il ouvrait un pont sur l’infini, alors que « Dignité » m’apporte une rectitude qui porte en elle une pointe d’austérité.

Garder les pieds sur terre !

Je privilégie l’envol à la rectitude car mes expériences passées m’ont prouvé la puissance de mon ancrage et l’importance de mon attachement au monde de la matière.

Je ne suis pas prête de m’en détacher et donc de me laisser déconnecter par un ésotérisme douteux ou une spiritualité éthérée. J’ai besoin de savoir où je pose mes pieds et de toujours ramener les choses à du concret surtout lorsque des gens choisissent de me suivre et que cela concerne cette période de la naissance qui plonge le trio père, mère, enfant dans une grande vulnérabilité.

L’opportunité de la période de la maternité

La maternité appelle la femme à s’ouvrir magistralement. Elle se trouve fasse à sa vulnérabilité.  Lui ouvrira-t-elle les bras ou passera-t-elle en force ? Ce choix lui appartient. L’accompagner à aller dans sa vulnérabilité lui offre une fabuleuse occasion de se faire confiance.

Je  compare ce passage à la mutation de la chenille en papillon. Pour devenir papillon, la chenille doit rentrer dans l’état de chrysalide qui change littéralement sa forme même si elle ne sait pas comment elle va en ressortir. En devenant chrysalide elle rentre dans un état de très grande vulnérabilité. La qualité de ce qui la contient est déterminant. En revanche, ce qui la contient n’intervient pas dans le processus de transformation ; il permet simplement qu’il se fasse. C’est ce qui se forme qui trouve les chemins pour évoluer et s’extraire du contenant devenu, dès lors, inutile.

La femme, lorsqu’elle est enceinte, rentre en quelque sorte dans cet état transitoire de la chrysalide. Elle a besoin d’un contenant adapté à ses besoins sur lequel elle peut compter. Il est constitué la plupart du temps du père ou du partenaire de vie, de l’équipe médicale et de l’accompagnante ou toute autre personne si besoin.

Il est capital pour la femme que ce contenant lui fasse confiance. Il n’a pas à agir pour elle mais à la soutenir pour qu’elle trouve son chemin de transformation et qu’elle devienne papillon. C’est parce qu’on a foi en ses capacités à le faire, qu’elle va plonger suffisamment profond pour contacter sa puissance et se redresser dans la dignité.

L’enfant est alors accueilli par une mère qui se redresse riche de sa capacité à trouver son chemin et un père qui a su ouvrir pour la laisser faire. La confiance en soi et en l’autre est renforcée au sein du couple.

Si le contenant prend en charge la mère à quelque niveau que ce soit alors que cela n’est pas nécessaire, il la pénalise. La femme risque de ne pas contacter ses ressources profondes qui sont la base de sa confiance en elle.

Cette période de grande vulnérabilité pour ce trio central (père, mère, enfant) est une belle opportunité de renforcer leur confiance et de toucher leur dignité d’Homme et de Femme. Ils peuvent toucher cela même si la naissance ne se déroule pas comme ils l’auraient souhaité. Ce n’est pas la forme, mais ce qu’ils vont chercher dans leur être qui révèle leurs ressources.

La femme peut mettre au monde son enfant quelle que soit l’issue de l’accouchement du moment qu’elle reste à sa place quoi qu’il advienne.

 

S’ouvrir à la complémentarité des connaissances

Chacun des acteurs de la naissance est riche de connaissances spécifiques. Que ce soient le bébé, la mère, le père, la sage-femme, l’accompagnante, le médecin… chacun a une connaissance unique de ce qu’il se vit et tous contribuent à ce que cela se passe dans les meilleures conditions.

Dignity propose des outils et des approches pour permettre à chacun

  • de prendre conscience de ses propres connaissances et de trouver le moyen de les exprimer
  • d’accueillir les connaissances de l’autre dans un espace bienveillant
  • d’ouvrir une possibilité de collaboration constructive
  • d’avoir confiance en lui

 

Respecter la place de chacun

Le temps de la mise au monde est comme un puzzle où chacun est une pièce unique. Il n’est pas possible qu’une pièce occupe un espace qui n’est pas le sien sauf si l’on passe en force. Lorsque chaque pièce trouve sa place, l’image du puzzle apparaît.

Chacun a une place qui lui est bien spécifique dans le concept Dignity. Et tous œuvrent en collaboration.

Le bébé est au centre : il se crée et se met au monde au travers du corps de sa mère.

La mère est son enceinte protectrice, son contenant sur lequel il s’appuie pour se construire et grandir. Elle s’ouvre pour le laisser passer et vivre.

Le père est le gardien protecteur de la mère et éventuellement de son enfant. Il soutient et parfois contient la mère qui peut s’appuyer sur lui pour s’ouvrir. Il fait le lien entre le monde intuitif du couple mère-bébé et le monde rationnel à l’extérieur, entre la mère et le monde médical. Il est un repère pour la mère comme pour l’enfant.

La sage-femme est comme l’enceinte protectrice du trio. Elle est disponible, vigilante. Elle accueille et veille. Elle se place entre le monde de la famille et le monde médical ; entre ce qui fait partie de la vie et ce qui a perdu le sens de la vie : elle est garante de la physiologie et en cerne les limites. Professionnelle, elle sait laisser faire avec vigilance dans la physiologie, soutenir et guider dans l’eutocie ainsi qu’imposer et agir efficacement lorsque qu’on arrive aux limites de l’eutocie. Elle fait le lien entre le trio et le médecin.

Le médecin est un gardien protecteur de la sage-femme et au-delà d’elle du trio. Il fait confiance à la sage-femme dans la physiologie ; il la soutient dans l’eutocie ; il prend le relais, décide et agit lorsqu’on est arrivé aux limites de l’eutocie.

L’accompagnante est disponible et présente là où il y a un manque pour la mère, le père, le couple : elle est soutenante.

La qualité d’être est primordiale ainsi que l’écoute et la présence à son corps car comment occuper sa place avec justesse si l’on n’habite pas son corps ?

Dignity accompagne chacun des acteurs dans ce sens.

 

Être « au service de la Vie »

Le cap de Dignity est que chacun trouve en lui les chemins pour faire corps avec sa propre rivière de la Vie, et ce, quelle que soit la place qu’il occupe. C’est ce que j’appelle être au service de la Vie et c’est en ce sens, que cela n’a rien à voir avec « laisser faire Dame Nature ».

Tout est mis en œuvre par chacun (avec sa spécificité) :

  • pour que la naissance soit physiologique
  • pour que les parents restent réellement acteurs même si la naissance n’est pas physiologique et qu’elle nécessite une médicalisation.
[Ils sont acteurs dès l’instant où ils font corps avec ce qu’ils vivent même si ce n’est pas ce qu’ils souhaitaient. Ainsi ils ne subissent plus ce qu’ils vivent.]

Cela implique :

  • La connaissance et l’ouverture à la physiologie,
  • La prise en compte des 3 expressions de l’énergie de vie,
  • Le respect de l’unicité de chacun et de chaque naissance.
La physiologie dans le concept Dignity

La naissance physiologique répond à un processus très précis. Elle n’est pas simplement eutocique (c’est à dire qu’elle se passe bien), ni simplement naturelle (c’est à dire qu’on laisse faire ce qui se fait) ; elle est spécifiquement physiologique.

La physiologie œuvre à partir de notre cerveau archaïque qui échappe à notre contrôle même si nous pouvons l’inhiber.

Pour cela, la mère plonge dans son cerveau archaïque et fait corps avec la puissance de l’accouchement qui est impulsée dans son corps. Elle sait alors mieux que quiconque ce qui est adapté pour mettre au monde son enfant. Le processus physiologique induit une naissance simple et rapide. C’est ce que j’appelle souvent la puissance de l’enfantement.

L’expression de l’énergie de vie

L’énergie de vie présente trois grandes formes d’expression : la créativité, la spiritualité et la sexualité qui sont indissociables les unes des autres.

La créativité

Lorsque la femme enfante, elle laisse libre cours à sa créativité pour trouver le mouvement, la respiration, le son , le rythme qui la soutiennent dans cette traversée. Elle improvise sa propre mélodie, sa propre chorégraphie : elle est créatrice de cet instant et tout autour s’harmonise avec sa création.

La spiritualité

L’ultime saut dans l’inconnu au moment du stade de la désespérance, lui demande d’avoir foi en elle, en son enfant, en la vie, en ce qui la dépasse… Si elle ne croit pas en quelque chose de plus vaste qu’elle (peu importe ce que c’est ou comment elle le nomme), elle n’y va pas et la naissance n’est plus physiologique.

L’arrivée au monde d’un nouvel être est un moment qui nous dépasse (c’est peut-être ce qui nous fait peur) : quoi que l’on mette en place, il échappe à notre contrôle. Cela ne se limite pas à un acte mécanique. Souvenez-vous de la profondeur du regard de ce petit d’Homme lorsqu’il les ouvre pour la première sur notre monde : que vous inspire-t-il ?

La sexualité

La naissance comme l’allaitement font partis de la sexualité de la femme. Les vagues des contractions sont identiques d’un point de vue physiologique aux vagues orgasmiques sauf qu’elles sont beaucoup plus intenses.

L’interprétation du signal corporel de l’accouchement appartient à la femme. Elle peut le dire douleur, souffrance, chaleur ou encore plaisir.

Aujourd’hui, la femme est de plus en plus prête à vivre l’enfantement dans une intensité orgasmique. Même si nous sommes aux prémices de cette expérimentation, certaines l’ont vécu (j’ai eu ce privilège d’être présente pour plusieurs d’entre elles) : elles montrent que c’est possible.

Dignity ouvre cette opportunité en se gardant bien de le placer comme un objectif qui le vouerait instantanément à l’échec.

La vie ne se convoite pas, elle se savoure. Elle ne se programme pas, elle s’accueille.

L’unicité de l’instant

Chaque naissance est unique. Plus elle est considérée dans son unicité plus la physiologie est favorisée.

Si vous regardez avec attention les feuilles d’un arbre, vous n’en trouverez pas deux pareilles. Elles sont pourtant toutes reliées à un même tronc. Chacune exprime à sa manière la sève qu’elle reçoit depuis les racines.

Personne ne peut faire en sorte que toutes les feuilles soient identiques et si c’était possible, cela n’assurerait pas que chaque feuille soit bien nourrie.  En revanche, veiller à ce que la feuille soit bien raccordée au tronc de l’arbre (quelles que soient les ramifications des branches) et que la circulation de la sève se fasse bien, apporte l’assurance que la feuille est nourrie.

La femme qui enfante est comme la feuille, elle emprunte les chemins qui lui parlent et exprime la physiologie de la naissance à sa manière. C’est une expression unique même si on peut décrire les grandes lignes de ce processus fondamental.

Dignity amène chacun à être dans une qualité de présence qui s’appuie sur une confiance profonde. Il peut alors être disponible et s’ouvrir à ce qui se déroule afin de s’adapter à la forme que cela prend.

La mise au monde devient une chorégraphie improvisée sur l’instant même si elle est magistralement orchestrée de main de maître.  Ce qui se place dans la justesse est soutenu alors que ce qui ne l’est pas risque d’être blessé.

 

Rencontrer son humanité

Dignity, appelle chacun à son humanité donc à la conscience qu’il a de ce qu’il est et de ce qu’il fait.

Alors que notre instinct nous pousse à réagir, notre éducation nous a appris à contrôler et notre conscience nous donne la possibilité de maîtriser (dans le sens de la maîtrise et non de la domination).

Le concept Dignity, soutient chacun à être au centre de ce qu’il vit, à avoir conscience de ses choix et à prendre la responsabilité des conséquences qui en découlent. C’est ce qui lui permet à celui qui le souhaite de se redresser dans la dignité.

Même si cela peut sembler complexe ou utopique, mes 40 années d’expériences m’ont permis de voir des centaines de parents de tout milieu, poser leur dignité et mettre au monde leur enfant en étant puissamment Femme ou Homme en toute simplicité. Ils montrent que c’est possible, accessible et réaliste. Alors, pourquoi pas pour vous ?

 

Pour aller plus loin

Web-conférences

 

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