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Retour vers la naissance

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18 Jan 2016

Retour vers la naissance

Par Maïtie Trélaün dans Écrits

Aujourd’hui, en ce jour de Noël 2015 où la lune rayonne sa plénitude dans un ciel limpide, je sens que quelque chose de puissant se lève en moi. Alors que j’ai étudié l’art de naître pendant plus de 30 ans en tant que sage-femme, je me suis tournée vers l’art d’Être pendant mes 10 années de coach. Aujourd’hui, je peux revenir à la naissance riche de ces expériences… Mais qu’est-ce que cela implique ?

Alors que nous fêtons la nativité un peu partout sur la surface du globe, la lune dans le ciel nous parle de mise au monde. La pleine Lune correspond à l’accouchement dans le cycle de la maternité ainsi qu’à l’ovulation dans le cycle menstruel. Elle nous invite à rayonner, à nous exposer… alors je plonge. 

Cette naissance qui m’a vue naître Femme

Je sais au plus profond de moi qu’un jour je reviendrai à la pratique de la naissance et cela me réjouit car, depuis que j’ai délaissé cette phase de la vie, j’ai grandi !

Un couple peut mettre au monde son enfant dans la plus grande simplicité quel que soit le lieu où cela se passe

Alors que mon métier de sage-femme m’a appris l’écoute, la patience, la vigilance tout en me faisant découvrir la puissance et la justesse des chemins que la vie ouvre en nous, ma pratique aujourd’hui me pousse à m’affirmer, à me positionner avec justesse pour me respecter et amener les femmes et les hommes à se respecter donc à écouter la vie en eux. L’un m’a appris le féminin, l’autre me parle du masculin. La rencontre des deux me parle d’harmonie.

Puissance et vulnérabilité

La femme qui met au monde son enfant sans résistance s’ouvre à sa vulnérabilité bien au-delà de ce qu’elle imaginait pouvoir offrir. C’est dans cette confiance qui la dépasse qu’elle se redresse pour enfanter dans un élan de puissance phénoménale. Toute personne qui a vu ou vécu l’émergence de cet élan primordial qui offre la vie au monde sait de quoi je parle. On ne peut oublier cette puissance de la femme qui expulse spontanément et librement son enfant.

Pourtant à l’heure où j’écris ces mots, une minorité d’enfants a cette chance de naître au travers d’une mère présente, puissante, consciente.

L’homme qui soutient sa compagne à mettre au monde leur enfant en suivant librement les chemins que la spontanéité dessine en elle, ouvre une voie nouvelle, car cette présence autant dans la subtilité de l’accompagnement que dans la puissance protectrice du gardien n’a été tenue que par une minorité d’hommes novateurs. Toute personne qui a vu un homme occuper cette place de gardien et de repère tant pour sa femme que pour son enfant, le garde en mémoire comme une pierre précieuse.

Pourtant, à l’heure où j’écris ces mots, une minorité d’enfants de par le monde a cette chance d’être accueillie par un père pleinement présent dans sa puissance d’Homme autonome et responsable tout en accueillant sa vulnérabilité avec simplicité.

Présence et médicalisation

Je sais au plus profond de moi et je l’ai expérimenté que, lorsque le couple qui met au monde son enfant occupe ainsi pleinement cette place qui est la sienne, la présence médicale revient au stricte minimum, à savoir observation et vigilance. Ces deux qualités lui permettent d’ajuster chacun de ses gestes afin que l’intervention médicale ne vienne pas perturber ce qui la magie de la naissance qui s’exprime à cet instant.

J’ai une foi absolue dans la connaissance (naître avec) des hommes et des femmes pour mettre au monde leur enfant dans le respect et la dignité. Mon expérience de sage-femme et de coach m’a appris que, lorsque les parents occupent leur place et prennent leurs responsabilités, la médicalisation devient inutile et se limite au stricte minimum. C’est dans ce sens que cela fonctionne et non l’inverse ! Diminuer la médicalisation n’implique pas forcément que le couple occupe sa place.

Combien de fois, au début de ma pratique, des couples sont venus me voir parce qu’ils souhaitaient vivre un accouchement « naturel » et non médicalisé. J’acceptais, puisque telle était ma pratique. Pourtant, au moment de l’accouchement, si la mère ne plongeait pas en elle pour s’ouvrir à son enfant, si le père n’osait pas se poser comme un roc sur lequel sa compagne pouvait compter, je ne pouvais bien souvent pas respecter le projet qu’ils avaient d’un accouchement naturel. En effet, s’ils ne faisaient pas leur part du contrat (accoucher), il y avait de forte chance que je ne puisse pas tenir mes promesses (respecter le déroulement naturel).

Mon expérience m’a prouvé qu’un couple qui occupe pleinement sa place peut mettre au monde son enfant dans la plus grande simplicité quel que soit le lieu où cela se passe. Ce n’est pas son environnement qui permettra que cela se fasse mais au contraire sa manière d’être qui influencera l’environnement. Je reconnais en même temps que si tout le monde va dans le même sens ce sera effectivement plus simple.

Il est temps pour moi …

Il est temps pour moi d’aller plus loin et de transmettre ce que j’ai acquis par mes années d’expérience de vie afin de permettre au plus grand nombre de petits d’Homme de naître dans le respect et la dignité qui leur sont dus. Ils auront la possibilité d’être accueillis chacun en conscience par un père et une mère pleinement présents et responsables de leurs actes sous le regard vigilant et discret d’une sage-femme. C’est ce que j’appelle « la naissance en conscience » et c’est ce que je me propose de vous partager sous différentes formes que ce soit sur Internet (formation, émissions, webinaires, e-book…) ou en direct (conférences, ateliers…).
Alors, si cela vous parle, suivez mon actualité !

Pour aller plus loin

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